Antoine Félix Diom dénonce des « actes de nature terroristes »

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Antoine Félix Diom, ministre de l’Intérieur, a déploré les manifestations et actes de violence notés ces dernières heures et orchestrées, selon lui, par l’opposant, Ousmane Sonko. Il a fait une déclaration hier soir, face à la presse, au ministère de l’Intérieur.

Les nombreuses manifestations tenues dans plusieurs localités à Dakar et dans certaines régions n’ont pas laissé indifférent le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Diom. Dans sa déclaration, il a dénoncé les destructions «importantes» effectuées par des manifestants lors des protestations. Des saccages qu’il a qualifiés d’actes de terrorisme.« Il convient de relever, de regretter et de condamner fermement les actes de nature terroristes, les voies de faits, les saccages, les pillages et dégradations de bâtiments publics et de biens privés mais aussi des commerces appartenant à des personnes physiques et morales », a déclaré
Antoine Félix Diom. Selon lui, les dégâts notés lors des émeutes sont provoqués par le député et opposant, Ousmane Sonko. Ce, suite à ses précédentes sorties face à la presse pour exprimer son refus d’aller répondre à la justice sur l’affaire de supposés « viols répétitifs et menaces de mort », l’opposant à la masseuse Adji Sarr. « La personne incriminée (Ousmane Sonko) a manifesté, d’une part, son refus public et ostentatoire à répondre devant la justice. Il a, d’autre part, par des messages répétés, lancé
des appels à la violence, à l’insurrection et à l’affaiblissement de l’autorité de l’État. »
Poursuivant sa déclaration, le ministre de l’Intérieur a rappelé l’obligation de respecter l’état de catastrophe sanitaire qui, d’après lui, est relégué au second plan. « Des réunions, regroupements, conspiration contre l’État, des actes de terrorisme et de vandalisme sont notés. Ils relèvent de toute évidence du grand banditisme et de l’insurrection organisée. Ils
constituent une violation manifeste de l’état de catastrophe sanitaire », a estimé Antoine Félix Diom. Ainsi, pour mettre fin aux manifestations, le premier flic du pays menace de traquer les auteurs des scènes de violence et de les traduire devant la justice.
Un engagement que prend le gouvernement, selon lui, pour faire respecter l’état de droit.
« Toutes les personnes, auteures d’actes criminels, seront recherchées, arrêtées, poursuivies et traduites devant la justice. » Le ministre de l’Intérieur n’a pas cependant manqué de sermonner les manifestants, surtout les jeunes, et de les inviter à stopper
les destructions de biens publics et privés, afin de préserver la paix dans le pays.

Moustapha Diakhité

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