Accusations de viol : Ousmane Sonko dénonce un « complot politique »

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L’opposant, Ousmane Sonko a tenu dans la soirée d’hier, chez lui, un point de presse pour apporter sa version sur les accusations portées contre lui.

C’est à travers une déclaration faite hier que l’opposant et député, Ousmane Sonko, est revenu sur les accusations portées contre lui selon lesquelles il aurait violé à plusieurs reprises une jeune fille âgée de 20 ans dans un institut de massage. Pour le leader du parti Pastef, il s’agit d’un « complot politique » monté par le président Macky Sall destiné à l’écarter de la scène politique. Ousmane Sonko a également soupçonné au ministère de l’Intérieur d’être derrière ces accusations. « Pendant que le pays sombre dans la récession économique et que la maladie fait des ravages avec son lot de cortège funèbre, l’irresponsable Macky Sall ne pense qu’à comploter. C’est une machination organisée
directement depuis le ministère de l’Intérieur » a déclaré l’opposant Ousmane Sonko. Revenant sur l’affaire supposée du viol, Ousmane Sonko a révélé avoir subi des problèmes sanitaires depuis 2007. Un fait l’ayant incité à effectuer des massages thérapeutiques par l’aval de ses médecins. Mais, d’après lui, c’est un jour qu’une connaissance lui a indiqué l’institut « Sweet beauté » qui, dit-il, est un institut agrée par l’État. Ousmane Sonko a confirmé par la suite avoir intégré ledit institut où le propriétaire vit avec toute sa famille. Toutefois, il a nié toutes les accusations proférées par la masseuse, Adja Sarr, selon lesquelles elle aurait été violée par lui. « Je n’ai fait que des séances de massage conforme à ce que la morale autorise dans ce salon-là et je réfute catégorique toute idée de viol sur une masseuse » a certifié Ousmane Sonko. Fournissant « des preuves » de ce qu’il appelle un « complot »,Ousmane Sonko a déclaré avoir été alerté sur un possible complot à venir contre lui. Il a aussi remis en cause l’aspect de « viols répétitifs » avec usage d’armes à feu sans que la victime n’aie appelé au secours à la famille sur place. Le député a de plus brandi comme preuve de son innocence « les pressions physiques » exercées sur la propriétaire de l’institut de massage à qui il n’a « aucun lien ». Sur ce, le leader du parti PASTEF considère que l’affaire de viol, qui lui est attribué, s’agit d’une machination politique orchestré par le chef de l’État, Macky Sall. Un complot qui, d’après lui, a pour but de le discréditer face à l’opinion. « Nous n’avons pas l’intention de déférer à cette
convocation de demain». L’opposant Ousmane Sonko s’est également prononcé sur sa convocation à la brigade de recherche ce lundi. Mais après une concertation avec ses avocats, il a décidé ne pas aller s’y rendre. Ce, en raison de son mandat de député qui est en cours. « Les lois sont faites pour être respectées. Quand une procédure est prévue, il faut respecter la procédure. Or cette procédure dit : vous ne pouvez pas convoquer un député en cours d’exercice de mandat sans requérir, au préalable, l’avis ou l’autorisation de l’Assemblée Nationale par la levée de l’immunité parlementaire » a conditionné le député, Ousmane Sonko. Toutefois, il n’écarte pas l’idée d’aller répondre aux enquêteurs de la brigade de recherche. « Je n’ai jamais dit que je ne répondrai pas à la justice…Mais je tiens à ce que la procédure soit respectée. S’ils lèvent l’immunité parlementaire mardi à 09h, mardi à 09h05 je viendrais répondre à leur convocation » a assuré hier l’opposant Ousmane Sonko lors de son point de presse.

 

Moustapha Diakhité

 

 

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